Rétrocompatibilité : L’argument commercial ?

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Alors que je vagabondais dans les rayons d’une boutique de jeux vidéo, j’ai fait remarqué à un des vendeurs que leur rayon PlayStation commençait à se réduire tandis que de l’autre bord, il y avait une collection incroyable de jeux Xbox, toutes générations. Selon lui, c’était plus intéressant, commercialement, de diriger les clients vers les machines de Microsoft.

PlayStation 2

En effet, la marque Xbox a cet avantage face à la PlayStation d’être rétrocompatible. Rendant de fait, plus intéressant pour un vendeur d’écouler un maximum de ces machines car elles ouvrent un vrai marché de l’occasion par la suite. Il n’est donc pas étonnant que lorsque quelqu’un hésitera, ils feront tout pour lui vendre une Xbox. Ce qui fera de lui un client fidèle qui reviendra acheter des jeux bon marché. Le fait est que les rayons PlayStation se réduisent vraiment dans les boutiques. Ce n’est pas un cas isolé, les enseignes de type “Cash” sont même de plus en plus réticentes à reprendre ces jeux et on les comprend. Le business de l’occasion Xbox est bien plus intéressant et offre un catalogue assez dingue.

Sony n’a toujours pas communiqué sur le sujet et il y a fort à parier que la PS5 passe à coté de cette hype rétrogaming. Sur ce point bien précis, la prochaine Xbox commence vraiment à faire de l’oeil à tous ceux qui n’étaient pas encore convaincus. Sans parler du fait que la plupart des titres tournent en 1080P, ce qui n’était pas le cas avec la PS3, par exemple. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et pour la première fois en plus de 20 ans, j’hésite. Comme je l’avais évoqué dans un précédent article, la prochaine génération de consoles sera probablement la “dernière”. Le marché laissant place petit à petit au tout dématérialisé, ces anciens jeux seront de plus en plus compliqué à être joué, la vie des machines avec un lecteur optique étant moins longue que les consoles 8 et 16 bits.

Qui aurait pu croire que ce serait Microsoft qui aurait finalement eu le dernier mot sur cette question de la conservation du patrimoine vidéo-ludique ? Pas moi en tout cas. “This is for the players” était le slogan que Sony a rabaché tout du long de sa campagne pour la PS4 mais les joueurs sont aussi des rétrogamers. J’irai même jusqu’à dire que les collectionneurs les plus attaché à “l’objet” sont aussi ceux qui consomment le plus de jeux récents. Il y a vraiment un manque d’empathie de la part de la marque PlayStation sur cette question. D’autant que quelques bouts de codes suffiraient à débloquer les émulateurs déjà présents sur la PS4. Ce n’est même pas une histoire de coûts, juste de l’indifférence pour leurs clients les plus fidèles qui ont amassé de riches collections de titres et qui ne sont pas tous téléchargeables.

Il n’est donc pas très étonnant de voir les revendeurs préférer conseiller la marque Xbox, l’argument de l’immense logitèque et des tarifs très attractifs des titres les plus anciens pèse dans la balance au moment du choix. Jouer à un vieux jeu entre deux blockbusters next-gen, c’est quelque chose qui peut se pratiquer et il est peu probable que cela ait un réel impact sur les ventes. L’histoire des consoles nous a montré que le succès peut disparaitre aussi vite qu’il est arrivé et Sony pourrait bien perdre des parts de marché. Cette question de la rétrocompatibilité montre bien le désamour du gaming de cette marque qui avait pourtant mis au centre de son marketing le jeu.

Si on n’attend plus grand chose de la part de Sony sur cette question, il faudra espérer que leur futur machine aura de solides arguments face à la marque Xbox qui ne demande qu’à gagner du terrain. Microsoft en a les moyens et beaucoup plus que la firme nippone. Et si les boutiques s’en mèlent…

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