Detroit : Become Human – Le jeu qui divise

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David Cage est insupportable. J’ai toujours trouvé cet homme assez condescendant lors de ses interviews. A la sortie de chacun des titres de Quantic Dream ont a le droit à ce discours qui parle de la manière révolutionnaire dont ces jeux ont la capacité à être immersifs pour le joueur et comment ils arrivent à nous impliquer. On avait compris la première fois, la recette est maîtrisée, pas la peine d’en faire des caisses.

Detroit : Become Human

On aime bien taper sur David Cage, moi le premier mais, la vérité, c’est que j’aime toutes les productions de ce studio. On peut, bien entendu, évoquer ces vrai/faux choix qui sont censés influer sur l’histoire. Si c’est un peu plus vrai avec Detroit : Become Human qui propose de très nombreux embranchements, pour moi, le but n’est pas vraiment là. Lorsque l’on est face à un choix, on s’interroge réellement sur notre influence sur cet univers virtuel mais nous met aussi face à des choix éthiques auxquels nous n’aurions jamais été confrontés dans le monde réel.

On reproche souvent au jeu vidéo de ne proposer que des scénarios nanardesques, c’est assez vrai dans l’ensemble et si Detroit : Become Human avait été un film, on l’aurait trouvé, très probablement, en direct-to-DVD à 5€ dans un bac à soldes. Attention, ça n’est pas une mauvaise histoire et on se prend sincèrement au jeu mais il faut bien avouer que si vous êtes un fan de SF, bon nombre de thématiques ont déjà été abordées maintes et maintes fois.

Les titres de Quantic Dream ne sont pas des jeux. Ce sont des films interactifs mais, pour moi, ce n’est pas une critique. Le deal est clair dès le départ, on va nous raconter une histoire et on devra y faire les bons choix. Ou pas. C’est la force des productions de ce studio, on ne perd jamais mais le scénario prend juste une nouvelle direction et c’est en cela que c’est intéressant.

Malgré le discours marketing un peu lourd, force est de constater que ça marche. On se prend au jeu et on a énormément d’empathie pour les personnages interprétés avec talent. La motion capture est incroyable et les acteurs sont vraiment au top, on aimerait voir ce genre de choses plus souvent dans le jeu vidéo. Ce qui est certain c’est que ce genre divise, on aime ou on déteste. Dans mon cas, j’adhère totalement même si on aimerait un gameplay un peu plus intéressant et un monde un peu plus ouvert. On aurait aimé explorer plus librement cette ville superbement modélisée mais ce n’est pas ce que veut proposer David Cage.

On se concentre sur une histoire, des personnages et un univers. Il ne faudra donc pas en attendre plus mais ces titres sont, pour moi, des incontournables et d’excellentes exclusivités PlayStation. Je ne désespère pas de voir un David Cage un peu plus humble à l’avenir même si au fond, c’est comme ça qu’on l’aime.

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