Comment Microsoft a réussi à me vendre la Xbox Series X

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Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux savent à quel point je suis attaché à la marque PlayStation. La PS1 était ma première console. Autant dire que ça m’a marqué tant l’avènement de la 3D était une petite révolution. Si à l’époque de la PS2 j’étais plus occupé à boire des bières et courir après les filles, j’ai rattrapé mon retard bien des années plus tard. Bien entendu, la PS3 aura été au centre de mes divertissements tout au long de sa vie et c’est en toute logique que la PS4 trône sous mon écran aujourd’hui. Et la next gen dans tout ça ?

Xbox Series X

For the payers

Avec le recul, je me rends compte à quel point PlayStation a toujours eu cette philosophie de mettre les jeux au centre de tout. Les différents studios acquis par le passé, aujourd’hui devenu les PlayStation Studios, sont une véritable marque de fabrique. Des exclusivités incroyables comme “Uncharted”, “The Last of Us” ou plus récemment “Spiderman” ou “Ghost of Tsushima” montre bien à quel point Sony met le paquet sur les jeux. Difficile de nier qu’il s’agit là d’excellents titres, d’ailleurs la plupart d’entre eux deviendront des GOTY et feront partie des plus vendus. Pour moi, PlayStation c’est ça : des jeux exclusifs et très qualitatifs.

Toutefois, les récentes annonces concernant la PlayStation 5 m’ont, pour la première fois, fait me remettre en question quant à mon choix. Bien que ça ne soit pas le critère numéro un, l’absence de rétrocompatibilité m’a laissé un goût assez amer dans la bouche. Sans parler du fait que les DualShock 4 ne seront pas totalement compatibles sur cette nouvelles machines. S’il n’y a aucune réelle raison de brider leur utilisation, cette politique me fait dire que Sony semble prendre une orientation qui n’est plus en adéquation avec son époque. Forcer les joueurs à racheter du matériel à un moment où la production de masse est très largement remise en question est un non sens.

Xbox Series X : un nom pas ouf mais une vraie offre

J’ai suivi avec passion toutes les annonces concernant la next gen et si j’étais très hypé par la PlayStation 5, il y a encore quelques mois, au fil du temps, j’ai été plutôt conquis par ce qu’offre Xbox. Avec tout le patacaisse autour des DRM lors de l’annonce de la Xbox One, Microsoft ne s’est pas fait que des amis dans la communauté gaming. Une image vraiment ternie qui a laissé le champs libre à la PlayStation 4. Aujourd’hui, la marque tente de se racheter en offrant aux joueurs tout ce qu’elle peut afin de reconquérir une communauté qui ne demande qu’à être choyée. Si je regardais jalousement ce qui se faisait en terme de rétrocompatibilité chez Xbox, la PlayStation 4 aura tout de même été une machine importante dans ma culture vidéo-ludique.

Mais voilà, ma manière de consommer le jeu vidéo n’est plus en adéquation avec ce que propose Sony. Si je possède encore une PS2 et une PS3, ces machines vieillissent et je ne donne pas très cher de leur avenir notamment à cause de l’optique des lecteurs qui ne sont pas aussi fiables qu’un port cartouche d’une console 16 bits. Certes, il reste la possibilité de les bricoler mais quand on choisi une console comme plateforme de jeux, c’est pour la simplicité. Et la simplicité avec PlayStation ça n’est pas trop ça. J’aime bien l’idée d’avoir de veilles machines mais si tout peut fonctionner dans un seul et unique hardware, c’est encore mieux. Et c’est exactement ce que propose Xbox qui ne tourne pas le dos au passé et est clairement tourné vers l’avenir.

Le gamepass en alternative au piratage

J’avais déjà évoqué mon problème concernant certains titres que je ne souhaitais pas forcément acheter mais que je voulais essayer. Clairement l’abandon des démos m’aura fait me tourner vers des pratiques borderlines mais comme je l’évoquais avec ma relation avec Ubisoft, je n’accroche pas à certaines licences mais j’essaye de leur donner leur chance et la seule manière de le faire c’était le piratage. La fibre n’arrivera pas chez moi avant 2025, autant vous dire que le dématérialisé ça n’est pas encore tout à fait ma meilleure expérience. Toutefois, Xbox propose le préchargement des jeux, une fonctionnalité intéressante qui permet de rapatrier les fichiers avant même la sortie d’un titre. Autant vous dire que pouvoir jouer day one avec ma connexion en carton, ça me parle.

Il y a encore quelques années, je jouais beaucoup sur PC mais le téléchargement de “Grand Theft Auto V” qui aura duré plus d’une semaine aura fini par me convaincre de passer au support physique et le seul moyen de le faire, ce sont les consoles. Si mon choix s’est naturellement tourné vers PlayStation avec qui j’entretiens une très bonne relation depuis plus de 26 ans, aujourd’hui, la politique de Sony me fait dire que cette longue histoire d’amour arrive peut être à terme. Le gamepass me permettra aussi de “picorer” certains titres et probablement de passer à l’achat afin d’avoir une version physique que je pourrai conserver de longues années. S’il est peu probable que je reste abonné de longs mois à cette offre, je pense que cela me servira surtout pour essayer des jeux. Les limitations de ma connexion ne me permettront pas forcément d’accéder à certains triple A dont le poids avoisinent désormais les 100Go. Ce gamepass permettra aussi de mettre la main sur certains titres indépendants qui ne seront pas disponibles en physique, ça peut aussi être très intéressant.

All in one gaming

Difficile de bouder son plaisir avec la Xbox Series X. Quelque soit votre manière de consommer le jeu vidéo, il y a forcément une offre qui vous conviendra. Jouer à d’anciens titres ? C’est possible. Louer des jeux avec le gamepass, possible aussi. Bien entendu, du côté next gen, il va falloir bien s’accrocher. Dans une frénésie de rachats, Microsoft a acquis plus de 20 studios et pas des moindres. On peut notamment citer Bethesda qui, en terme d’exclusivité, en impose quand même beaucoup. S’il ne fait aucun doute que les titres annoncés sur PlayStation vont un peu me manquer, il y risque d’y avoir de quoi faire sur cette machine également et c’est sans compter tout mon retard sur la culture Xbox que je vais pouvoir combler grâce à la rétrocompatibilité. Rajoutons à cela que, les premières années, les exclusivités seront cross gen, autant dire que ma PlayStation 4 va me servir encore quelques temps.

Très clairement, j’ai un décrochage particulièrement violent avec la marque PlayStation. Pour moi Xbox a pris un tournant intéressant et semble plus que jamais tourné vers l’avenir tout en gardant un pied dans son histoire et, pour moi, c’est un vrai argument qui aura su me convaincre. J’en attendais peut être trop de cette PS5 qui n’aura pas réussi à combler toutes mes désirs mais, de manière générale, la philosophie de Sony va a l’encontre de certaines de mes valeurs. Rien n’indique que les choses ne pourraient pas bouger à l’avenir mais dans l’état actuel des choses, la Xbox Series X semble être une machine plus adaptée à ce que je recherche dans une console next gen. Si je ne cours pas forcément après les performances, il y a clairement un petit plus du côté de chez Microsoft d’autant plus qu’en terme de développement, la firme de Redmond entretient déjà d’excellentes relations avec les studios tiers.

Au revoir PlayStation

Après toutes ces années, je ne vous cacherais pas que j’ai tout de même un petit pincement au cœur en quittant l’écosystème PlayStation. J’ai passé de nombreuses heures sur les machines de Sony et même s’il est fort possible que je puisse acquérir une PS5 dans quelques années, en occasion, la Xbox Series X va devenir ma machine principale. J’ai tout à découvrir de cet univers et ça a quelque chose d’assez excitant finalement. Nous n’en sommes qu’au début de la next gen et, clairement, nous n’avons encore rien vu. Je le répète souvent mais colosses de cette industrie sont souvent tombés de haut par le passé et PlayStation a là un concurrent très sérieux. Se reposer ainsi sur ses acquis pourrait bien leur coûter cher.

Je suis convaincu que la PlayStation 5 arrivera dans mon salon un jour ou l’autre mais il faudra qu’il y ait une sérieuse baisse de prix ou des occasions intéressantes. J’irai chercher les exclusivités dans les bacs à soldes ou dans les Cash. C’est un peu triste de se dire que, pour moi, le roi est juste devenu un amuseur à temps partiel mais c’est comme ça, les temps changent. Certains acteurs s’adaptent et d’autres moins. L’essentiel étant que chacun trouve son bonheur dans la machine de son choix et il ne fait aucun doute que l’on va tous prendre beaucoup de plaisir avec cette next gen qui s’annonce particulièrement riche en évènements et jeux géniaux.

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