Ces choses qui doivent changer dans Windows 10

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Voilà maintenant près de 4 ans que Windows 10 a été dévoilé au public. Une petite révolution dans le domaine de l’informatique personnelle qui aura mis pas mal de temps avant d’arriver sur la plupart des bureaux. Cette version de l’OS de Microsoft rectifie le tir après le couac de Windows 8 qui s’était trop rapidement embarqué dans le tactile.

Windows 10 Chan

Cette mise à jour majeure de Windows a changé bon nombre de choses et a bouleversé les habitudes acquisent avec les versions précédentes. Entre un menu démarré chamboulé et un panneau de configuration qui laisse place à des paramètres centralisés, Windows 10 peut, quelques fois, être déroutant.

Menu démarrer

Le gros du changement réside dans l’interface du menu démarrer qui a totalement été revu. Depuis qu’il est possible d’épingler nos principales applications à la barre des tâches, l’overture de ce menu est devenu sporadique. Au point qu’il ne sert presque plus qu’à éteindre ou à mettre en veille sa machine. La liste des programmes ne servant qu’à lancer de temps à autre des applications que l’on utilise peu et qui encombreraient cette fameuse barre. On comprend que Microsoft ait voulu supprimer ce menu dans Windows 8 mais voilà, on a toujours pas trouvé mieux pour classer les nombreux programmes qui peuvent être installé sans pour autant qu’ils soient utilisé quotidiennement.

L’intégration des Widgets était un argument de Windows 10, si on passe sur le fait que la plupart d’entre-eux ne fonctionnent tout simplement pas, le fait d’accéder rarement à ce menu les rend de fait, assez inutiles puisque jamais affichés. On se demande d’ailleurs s’il n’y aurait pas intérêt à pouvoir les afficher sur le bureau comme c’était possible dans Windows Vista. Une fonctionnalité qui a disparu pour des raisons de sécurité, le moteur de Widgets de l’époque était, en effet, ouvert à tous les malwares possibles et imaginables.

La recherche a, elle aussi, été revue. Quoi de plus pénible lorsque l’on cherche un programme et que l’on appuie sur le bouton “Enter” et Edge lance une recherche sur Bing. L’intégration du web n’est pas une mauvaise idée en soit mais ce menu démarrer sert essentiellement à gérer ses programmes, ses fichiers et ses paramètres. Selon moi, les résultats provenant du web sont assez polluants et cause, la plupart du temps, des frustrations.

Edge

Voulant faire table rase du passé, Microsoft a eu la bonne idée de repartir de zéro pour offrir un navigateur qui tienne réellement la route. Une chose est certaine, Edge est très supérieur à Internet Explorer mais cette manière qu’a l’OS de vouloir l’imposer ne sert pas son image de marque. Si les fonctionnalités web proposées par ce menu démarrer auraient pu être intéressantes, l’expérience est complètement gâchée par ce navigateur qui s’impose au lieu de lancer celui qui a été défini par défaut dans les paramètres.

On comprend l’idée que Microsoft veuille mettre en avant ses propres produits mais dans la pratique, Edge est souvent synonyme de perte de temps. Je ne suis pas spécialiste en marketing mais il me semble que ça n’est pas exactement la meilleure stratégie pour mettre en avant les qualités d’un logiciel. Selon moi, en forçant la main des utilisateurs, ils ont réussi à entacher l’image de ce navigateur qui aurait tout à fait pu être un concurent sérieux à Chrome.

Il est donc assez normal qu’il ne représente aujourd’hui qu’à peine 4% des utilisateurs. Très probablement des personnes qui n’ont pas la moindre idée qu’il est possible d’utiliser un autre navigateur. Edge n’est pas mauvais en soi mais c’est plus la politique de Microsoft pour tenter de l’imposer qui a réellement entâché l’expérience et lui a donné une très mauvaise image.

Panneau de configuration

L’autre point qui est synonyme de frustration et de douleurs, c’est très probablement cette nouvelle interface pour accéder aux paramètres de la machine. Dans l’idée, Microsoft a voulu donner un coup de jeune à ce vieillissant panneau de configuration. Tout centraliser au même endroit est quelque chose d’intéressant mais, dans la pratique, on se perd dans ces menus surchargés pour, au final, se retrouver sur une fenêtre que l’on aurait trouvé en deux clics auparavant. La bonne nouvelle, c’est que l’on retrouve ces paramètres lorsque l’on effectue une recherche dans le menu démarrer. Toutefois, on se retrouve régulièrement sur une page où il faudra chercher un lien (discret) vers la boite de dialogue désirée.

On aurait pu penser qu’il y avait là une phase de transition mais force est de constater qu’après 4 ans, on est toujours en train de chercher nos options dans ces menus obscures qui ont tout de même le mérite d’avoir simplifié les tâches basiques. Bon courage pour trouver les options avancées de votre carte son, par exemple. J’imagine que Microsoft a encore besoin de temps pour supprimer totalement ce bon vieux panneau de configuration qui arrive encore à être utile, parfois.

Mise à jour

L’un des plus gros point de frustration pour les utilisateurs reste la gestion des mises à jour. Quoi de plus agaçant qu’une machine qui redémarre alors que vous êtes au beau milieu d’un travail. S’il existe bien des options qui permettent de définir à quel moment elles doivent s’intaller, dans la pratique, il est assez fréquent qu’elles finissent par forcer leur installation. S’il y a bien évidemment une réelle question de sécurité à travers ces patchs, on aurait aimé que ce genre de chose se déroule en tâche de fond. Mieux si ces mises à jour pouvaient s’installer sans avoir à redémarrer la machine comme c’est le cas sous Linux, il y aurait là une réelle avancée.

Depuis toujours, les mises à jour de Windows ont été problématiques. D’aussi loin que je me souvienne, l’expérience a toujours été mauvaise sur cette question. C’est vraiment un point qui mériterait d’être repensé. Toutefois, la possiblité de les installer à l’extinction de la machine reste, selon moi, la meilleure option. Pour la défense de Microsoft, il faut bien avouer que ça fait très longtemps que l’on a pas eu d’infection mondiale de type “I Love You” ou “CryptoLocker”. Windows étant l’OS le plus répandu, il est, de fait, le plus exposé aux menaces et il est comprehénsible que Microsoft force un peu la main concernant les mises à jour. On aimerait juste un peu plus de transparence sur ces tâches essentielles et régulières.

Bloatwares

Très pénible également, l’installation de programmes que l’on avait préalablement désinstallés. A chaque mise à jour majeure, ils reviennent. Sans parler des applications, plus ou moins, sponsorisés qui sont pré-installées lors du premier démarrage. Je ne sais pas vous mais sur ma machine de travail, je n’ai pas besoin de Candy Crush. Microsoft cherche des moyens de gagner de l’argent en faisant la promotion de certaines applications mais ce modèle publicitaire n’est pas très professionnel.

Pour ma part, la première chose que je fais lors de l’achat d’une nouvelle machine, c’est de tout formater pour installer un Windows “vierge” et ainsi, gagner du temps, en m’évitant la désinstallation des nombreux logiciels proposés par les constructeurs. Désormais, on passe plus de temps à retirer ces applications superflus livrées avec Windows que d’installer le système lui-même. Pas très sérieux. Et comme si ça n’était pas assez pénibles, elles reveinnent après certaines mises à jour. Fatiguant.

C’est pas si mal

Après de longs mois d’utilisation et pour être utilisateur de Windows de la 3.1, je dois bien avouer que Windows 10 (avec Windows 7) fait partie des systèmes de Microsoft les plus stable que j’ai pu tester. Ses fondations sont très solides mais c’est très clairement au niveau des interfaces qu’il y a encore énormément de travail à accomplir. Cet OS donne le sentiment de ne pas maitriser complètement sa machine. Malgré l’expérience, on a encore du mal à s’y retrouver mais dans l’ensemble, on arrive à lancer nos programmes sans problème. N’est-ce pas ce que l’on demande à un système d’exploitation, finalement ?

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